Le jardinage est une activité passionnante, mais aussi pleine de mystères. Depuis des générations, les jardiniers se transmettent des astuces, des conseils et des croyances pour réussir à cultiver leurs plantes. Mais toutes ces informations sont-elles vraies ? Ou s’agit-il de mythes sans fondement, voire nuisibles pour votre jardin ? Dans cet article, nous allons démystifier des mythes populaires sur le jardinage et vous révéler la vérité.
#1 Le marc de café protège les plantes contre les insectes et les maladies
Ce mythe est très répandu chez les jardiniers, qui ajoutent du marc de café à leurs plate-bandes ou à leur compost, en pensant qu'il éloigne les insectes et protège les plantes contre les maladies. Pourtant, aucune étude scientifique n'a prouvé l'efficacité du marc de café comme répulsif ou comme fongicide. Au contraire, le marc de café peut attirer certains nuisibles, comme les limaces ou les fourmis, et favoriser le développement de moisissures.
La vérité : Le marc de café n'est pas un produit miracle pour le jardinage. Il s'agit simplement d'un amendement organique, qui apporte de la matière organique et de l'azote au sol. Il peut être utilisé avec modération, en le mélangeant bien au terreau ou au compost, pour enrichir la terre et améliorer sa structure. Mais il ne faut pas en abuser, car il peut acidifier le sol et déséquilibrer son pH.
#2 Mythe : Les coquilles d’oeufs décourage les limaces
Ce mythe est basé sur l'idée que les coquilles d'oeufs sont coupantes et que les limaces se blessent en les traversant. Ainsi, en entourant vos plants de laitue ou de salade de coquilles d'oeufs grossièrement broyées, vous créeriez une barrière infranchissable pour ces mollusques voraces. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Les coquilles d'oeufs ne sont pas assez tranchantes pour blesser les limaces, qui ont une peau très résistante et visqueuse. De plus, l'odeur des oeufs peut même attirer les limaces, qui se feront un plaisir de dévorer vos légumes.
La vérité : Les coquilles d’oeufs ne sont pas efficaces pour repousser les limaces. Si vous voulez protéger vos plants contre ces ravageurs, vous pouvez utiliser d'autres méthodes plus naturelles et plus sûres.
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#3 Mythe : Une barrière de cendres de bois empêche les limaces d’atteindre les légumes
Ce mythe suggère que les limaces sont repoussées par la cendre de bois, qui aurait un effet desséchant ou irritant sur leur peau. Ainsi, en créant un cercle de cendre de bois autour de vos plants à protéger, vous empêcheriez les limaces d'y accéder. Cette technique est plus efficace que celle des coquilles d'oeufs, mais elle n'est pas infaillible. En effet, la cendre de bois perd son pouvoir répulsif dès qu'elle est mouillée par la pluie ou l'arrosage. Il faut donc renouveler la barrière régulièrement pour qu'elle reste efficace.
La vérité : les cendres de bois ne sont pas une barrière infaillible. Elles perdent leur efficacité lorsqu'elles sont mouillées par la pluie ou l'arrosage. De plus, certaines limaces plus grosses et plus résistantes, comme la loche méridionale, peuvent sécréter de la boue pour traverser la barrière de cendres.
Donc, si vous voulez utiliser les cendres de bois pour protéger votre potager des limaces, vous devez :
- Les épandre en une couche fine et continue autour des plantes sensibles.
- Les renouveler régulièrement après chaque pluie ou arrosage.
- Les combiner avec d'autres méthodes de lutte contre les limaces, comme les pièges à bière, les plantes répulsives ou les barrières mécaniques.
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#4 Mythe : Le compagnonnage est une technique efficace
Le compagnonnage est une technique de jardinage qui consiste à associer ou à dissocier certaines plantes selon qu'elles se cultivent bien ou mal ensemble. Selon cette croyance, certaines plantes auraient des effets bénéfiques ou néfastes sur leurs voisines, en termes de croissance, de résistance aux maladies ou aux ravageurs, ou encore de saveur. Par exemple, on dit souvent que la tomate et le basilic se stimulent mutuellement, que la carotte et l'oignon se protègent des insectes, ou que la menthe et le fenouil se nuisent. Pourtant, aucune preuve scientifique n'a jamais confirmé l'existence de ces interactions entre les plantes. Il s'agit plutôt de coïncidences, d'observations biaisées ou de traditions populaires.
La vérité : Le compagnonnage n'est pas une technique fiable pour le jardinage. Il n'existe pas de règles universelles pour associer ou dissocier les plantes, car chaque jardin est unique et dépend de nombreux facteurs, comme le climat, le sol, l'exposition, etc. Il est donc préférable de se fier à son expérience personnelle et à son bon sens pour choisir les plantes qui se plaisent ensemble. Par exemple, il est logique de regrouper les plantes qui ont les mêmes besoins en eau, en lumière et en nutriments, ou de séparer les plantes qui sont sensibles aux mêmes maladies ou aux mêmes ravageurs.
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#5 Mythe : Arroser quand il fait chaud brûle le feuillage
Ce mythe est basé sur l'idée que les gouttes d'eau posées sur le feuillage agissent comme des loupes et augmentent l'intensité du soleil, provoquant ainsi des brûlures sur les plantes. Or, ce phénomène n'existe pas dans la nature. Les gouttes d'eau ne sont pas assez grosses ni assez rondes pour concentrer les rayons du soleil. De plus, les plantes ont une surface irrégulière et mouvante, qui empêche la formation d'un point focal. En réalité, les taches brunes que l'on peut parfois observer sur le feuillage ne sont pas dues au soleil, mais à des maladies fongiques ou bactériennes.
La vérité : Arroser quand il fait chaud ne brûle pas le feuillage. Cependant, ce n'est pas une pratique recommandée pour le jardinage. En effet, arroser en plein soleil entraîne une forte évaporation de l'eau, qui réduit l'efficacité de l'arrosage et gaspille cette ressource précieuse. De plus, arroser le feuillage favorise le développement des maladies cryptogamiques, qui se propagent plus facilement dans un milieu humide et chaud. Il est donc préférable d'arroser tôt le matin ou en fin de journée, en privilégiant le pied des plantes plutôt que le feuillage.
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#6 Mythe : Ne rien semer avant les Saints de glace
Les Saints de glace correspondent aux trois jours du mois de mai pendant lesquels le risque de gelée et de froid est élevé. Selon la tradition populaire, il s'agit des 11, 12 et 13 mai, qui sont associés aux saints Mamert, Pancrace et Servais. Ces saints ne figurent plus dans le calendrier actuel, mais ils sont encore invoqués par les jardiniers pour protéger leurs cultures. Le dicton dit : "Saint-Mamert, Saint-Pancrace et Saint-Servais sont toujours des saints de glace". Ce mythe veut que l'on ne doit rien semer ni planter avant ces dates fatidiques, sous peine de voir ses plantes geler et mourir.
La vérité : Les Saints de glace ne sont pas une règle absolue pour le jardinage. Il s'agit plutôt d'une moyenne statistique basée sur des observations passées. En réalité, le risque de gelées n'est pas plus élevé pendant cette période qu'à d'autres moments du printemps. Il dépend surtout des conditions météorologiques locales et des variations climatiques.
Donc, si vous voulez planter avant les saintes glaces, vous devez :
- Choisir des plantes non gélives, c'est-à-dire qui résistent au froid et aux petites gelées .
- Surveiller la météo et protéger vos plantes en cas de gel annoncé, par exemple avec un voile d'hivernage ou un paillis .
- Ne pas planter trop tôt dans la saison, car les plantes ont besoin d'une certaine chaleur pour se développer correctement.
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#7 Mythe : Les plantes carnivores sont dangereuses pour les humains et les animaux
Ce mythe est inspiré par les films d'horreur ou les bandes dessinées, qui représentent les plantes carnivores comme des monstres voraces et sanguinaires, capables d'engloutir des hommes ou des animaux entiers. En réalité, les plantes carnivores sont des végétaux adaptés à des milieux pauvres en nutriments, qui complètent leur alimentation en capturant et en digérant de petits insectes ou de minuscules crustacés. Elles ne présentent aucun danger pour les humains ou les animaux, sauf si on les touche ou si on les ingère.
La vérité : Les plantes carnivores sont des plantes fascinantes et inoffensives. Elles peuvent même être cultivées comme des plantes d'intérieur ou d'extérieur, à condition de respecter leurs besoins spécifiques. Il existe plus de 600 espèces de plantes carnivores dans le monde, qui se distinguent par leurs formes et leurs mécanismes de capture. Parmi les plus connues, on peut citer :
- La dionée ou attrape-mouche de Vénus, qui possède des pièges à mâchoires qui se referment sur les insectes attirés par le nectar.
- Le sarracenia ou plante-trompette, qui possède des urnes remplies d'un liquide digestif dans lequel tombent les insectes attirés par la couleur et l'odeur.
- Le drosera ou rossolis, qui possède des feuilles couvertes de poils glanduleux qui sécrètent un liquide collant et digestif qui immobilise et digère les insectes.
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#8 Mythe : Les cactus n’ont pas besoin d’eau
Ce mythe est basé sur le fait que les cactus sont des plantes adaptées aux milieux arides, qui peuvent survivre à de longues périodes de sécheresse. On pense donc qu'ils n'ont pas besoin d'être arrosés, ou très peu. Or, ce n'est pas le cas. Les cactus sont des plantes comme les autres, qui ont besoin d'eau pour vivre et se développer. Ils ont simplement développé des stratégies pour économiser l'eau et la stocker dans leurs tissus charnus. Mais ils ne peuvent pas se passer d'eau indéfiniment.
La vérité : Les cactus ont besoin d'eau, mais pas trop. Il faut adapter l'arrosage à la saison, au climat et au type de cactus. En général, il faut arroser les cactus une fois par semaine en été, et une fois par mois en hiver. Il faut attendre que le substrat soit sec entre deux arrosages, et éviter de laisser de l'eau stagner dans la soucoupe. Il faut également utiliser une eau non calcaire et à température ambiante.
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#9 Mythe : Les orchidées sont difficiles à entretenir
Ce mythe est lié à la réputation des orchidées comme des plantes délicates et capricieuses, qui demandent beaucoup de soins et d'attention. On pense souvent qu'il faut leur offrir des conditions particulières de température, d'humidité, de lumière et d'arrosage, sous peine de les voir dépérir. Or, ce n'est pas le cas. Les orchidées sont des plantes robustes et résistantes, qui peuvent s'adapter à différents milieux. Il suffit de respecter quelques règles simples pour les faire fleurir et les conserver longtemps.
La vérité : Les orchidées sont faciles à entretenir, si on choisit la bonne espèce et le bon emplacement. Parmi les milliers d'espèces d'orchidées existantes, certaines sont plus adaptées à la culture en intérieur que d'autres. Par exemple, le phalaenopsis ou orchidée papillon est l'une des plus populaires et des plus faciles à cultiver. Il suffit de lui offrir un endroit adéquate.
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#10 Mythe : Les plantes vertes purifient l’air
Ce mythe est basé sur une étude de la NASA datant de 1989, qui affirmait que certaines plantes vertes étaient capables d'absorber les polluants présents dans l'air, comme le formaldéhyde, le benzène ou le trichloréthylène. Cette étude a été largement relayée par les médias et les vendeurs de plantes, qui ont vanté les vertus dépolluantes des plantes vertes. Or, cette étude a été réalisée dans des conditions très particulières, qui ne correspondent pas à celles d'un intérieur domestique. De plus, des recherches ultérieures ont montré que les plantes vertes avaient un effet négligeable sur la qualité de l'air.
La vérité : Les plantes vertes ne purifient pas l'air. Elles ont certes la capacité de capter le dioxyde de carbone et de produire de l'oxygène par la photosynthèse, mais cela ne suffit pas à éliminer les polluants présents dans l'air. Pour avoir un effet significatif sur la qualité de l'air, il faudrait avoir des centaines de plantes dans une pièce, ce qui n'est pas réaliste ni souhaitable. De plus, certaines plantes peuvent émettre des composés organiques volatils (COV), qui sont eux-mêmes des polluants. Il est donc préférable de ventiler régulièrement son intérieur et d'éviter les sources de pollution, comme le tabac, les bougies ou les produits ménagers.
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#11 Mythe Il faut tailler les rosiers à la Sainte-Catherine
Ce mythe est basé sur le dicton populaire : "A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine". Selon cette croyance, il faudrait tailler les rosiers le 25 novembre, jour de la fête de sainte Catherine d'Alexandrie, pour favoriser leur floraison au printemps. Or, ce n'est pas le cas. La taille des rosiers dépend du type de rosier, du climat et de l'effet recherché. Il n'existe pas de date universelle pour tailler les rosiers, mais plutôt des périodes plus ou moins propices selon les cas.
La vérité : Il faut tailler les rosiers en fonction de leur variété et de leur région. En général, on distingue deux types de taille :
la taille d'automne et la taille de printemps. La taille d'automne consiste à supprimer les fleurs fanées, les branches mortes ou malades et les gourmands (pousses sauvages). Elle se fait après la floraison, entre octobre et décembre, selon le climat. Elle permet de nettoyer le rosier et de le préparer à l'hiver.
La taille de printemps consiste à raccourcir les branches principales et secondaires, en gardant un nombre impair d'yeux (bourgeons). Elle se fait avant la reprise de la végétation, entre février et avril, selon le climat. Elle permet de stimuler la floraison et de donner une forme harmonieuse au rosier.
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#12 Mythe : Il faut planter les bulbes à l’envers pour éviter qu’ils ne fleurissent
Ce mythe est basé sur l'idée que les bulbes ont un sens de plantation inversé par rapport aux autres plantes. Ainsi, il faudrait planter les bulbes pointe en bas, car c'est par là que sortiraient les racines. Or, ce n'est pas le cas. Les bulbes ont un sens de plantation normal, qui correspond à la forme du bulbe. Il faut donc planter les bulbes pointe en haut, car c'est par là que sortira la tige florale.
La vérité : Il faut planter les bulbes pointe en haut. C'est ainsi qu'ils s'orientent naturellement vers la lumière et qu'ils fleurissent correctement. Si on plante les bulbes à l'envers, ils vont essayer de se redresser en faisant des courbes ou des boucles, ce qui va affaiblir leur croissance et leur floraison. Il est également possible de planter les bulbes à l'horizontale ou en quinconce, pour créer un effet plus naturel et plus dense. L'essentiel est de choisir des bulbes sains et fermes, et de les planter dans un sol bien drainé et enrichi en matière organique.
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#13 Mythe : Il faut arroser les plantes avec de l’eau tiède
Ce mythe est basé sur l'idée que l'eau tiède est plus douce et plus agréable pour les plantes que l'eau froide ou chaude. On pense souvent que l'eau tiède favorise la croissance des plantes, évite le choc thermique et dissout mieux les engrais. Or, ce n'est pas le cas. L'eau tiède n'a pas d'avantage particulier pour les plantes, et peut même être néfaste dans certains cas.
La vérité : Il faut arroser les plantes avec de l'eau à température ambiante. L'eau tiède peut provoquer des brûlures sur le feuillage ou les racines des plantes sensibles, comme les orchidées ou les Cactus. Elle peut également favoriser le développement des algues ou des bactéries dans le substrat ou dans l'arrosoir
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#14 Mythe Il faut supprimer les gourmands qui poussent sur les plants de tomate
Ce mythe est basé sur l'idée que les gourmands, c'est-à-dire les pousses latérales qui se forment à l'aisselle des feuilles, sont nuisibles aux plants de tomate. On pense souvent qu'ils consomment l'énergie et les nutriments du plant, qu'ils réduisent la production de fruits et qu'ils favorisent les maladies. Or, ce n'est pas le cas. Les gourmands sont des parties intégrantes du plant de tomate, qui contribuent à sa croissance et à sa floraison.
La vérité : Il n'est pas nécessaire de supprimer les gourmands des plants de tomate. Au contraire, ils peuvent augmenter le rendement et la qualité des fruits, en offrant plus de surface foliaire pour la photosynthèse, plus de fleurs pour la pollinisation et plus d'ombre pour protéger les fruits du soleil. Il existe cependant des cas où il peut être utile de tailler les gourmands, par exemple :
- Si le plant est trop vigoureux et envahissant
- Si le plant est cultivé en pot ou en serre
- Si le plant est atteint d'une maladie ou d'une infestation
- Si le plant est d'une variété déterminée (qui produit tous ses fruits en même temps)
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#15 Mythe Il faut mettre des peaux de banane au pied des rosiers pour les nourrir
Ce mythe est basé sur l'idée que les peaux de banane sont riches en potassium, un élément nutritif essentiel pour les plantes. On pense souvent qu'en les enterrant au pied des rosiers, on leur apporte un engrais naturel qui stimule leur floraison et leur résistance aux maladies. Or, ce n'est pas le cas. Les peaux de banane ne sont pas un engrais efficace pour les rosiers, et peuvent même leur être nuisibles.
La vérité : Il ne faut pas mettre des peaux de banane au pied des rosiers. En effet, les peaux de banane mettent du temps à se décomposer dans le sol, et pendant ce temps, elles attirent les insectes, les rongeurs et les champignons. Elles peuvent également déséquilibrer le pH du sol et rendre le potassium moins disponible pour les plantes. Il est donc préférable de composter les peaux de banane avant de les utiliser comme amendement, ou de les remplacer par un engrais spécifique pour rosiers.
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#16 Mythe Il faut parler aux plantes pour qu’elles poussent mieux
Ce mythe est basé sur l'idée que les plantes sont sensibles aux vibrations sonores et aux émotions humaines. On pense souvent qu'en leur parlant avec douceur et affection, on leur transmet de l'énergie positive qui favorise leur croissance et leur santé. Or, ce n'est pas le cas. Les plantes ne sont pas capables d'entendre ni de comprendre le langage humain, et n'ont pas besoin qu'on leur parle pour pousser.
La vérité : Il n'est pas nécessaire de parler aux plantes pour qu'elles poussent mieux. En revanche, il est bénéfique de s'occuper régulièrement de ses plantes, en les arrosant, en les taillant, en les rempotant ou en les déplaçant selon leurs besoins. Cela permet non seulement d'assurer leur bon développement, mais aussi de détecter rapidement d'éventuels problèmes ou maladies. Par ailleurs, parler aux plantes peut avoir un effet positif sur le moral et le bien-être du jardinier, ce qui n'est pas négligeable.
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